Des milliers de personnes, essentiellement des italophones (entre 4 000 et 12 000, 17 000 au total sans tenir compte des nationalités), furent précipitées dans ces gouffres, morts ou vivants, essentiellement par les partisans communistes du maréchal Tito, à partir du 8 septembre 1943, date de la fin de la débandade des armées régulières italiennes, après la signature de l'armistice consécutif au départ de Mussolini. Très vite, l'armée allemande reconquiert les zones prises par les Yougoslaves et occupe toute la région, ce qui interrompt, un temps, les massacres. Ces massacres, qui connurent leur apogée en mai et juin 1945, lors de l'arrivée presque conjointe des Yougoslaves et des Alliés à Trieste, se poursuivirent jusqu'en 1947 où le traité de paix de Paris mit fin aux hostilités mais provoqua le départ de nombreux habitants de la région pour l'Italie.
